Mischael Modrikamen et la peine de mort : quelques réflexions de Georges-Pierre Tonnelier

8 janvier 2011

Dans un article paru dans le quotidien « La Dernière Heure », l’avocat d’affaires Mischael Modrikamen, président du Parti Populaire, vient de se prononcer en faveur du rétablissement de la peine de mort, à condition, dit-il, de mettre en place une série de « garde-fous ».

Le Parti Populaire, qui a décroché son premier élu, Laurent Louis, lors des élections législatives anticipées de juin 2010, bénéficie, depuis cette date, du financement public des partis politiques, instauré au niveau fédéral par la loi du 4 juillet 1989.

Cette loi prescrit, en son article 15 ter, que « Lorsqu’un parti politique ,par son propre fait ou par celui de ses composantes, de ses listes, de ses candidats, ou de ses mandataires élus, montre de manière manifeste et à travers plusieurs indices concordants son hostilité envers les droits et libertés garantis par la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, approuvée par la loi du 13 mai 1955, et par les protocoles additionnels à cette Convention en vigueur en Belgique« .

Or, le Protocole n°6 à la Convention Européenne des droits de l’homme, ratifié par la Belgique le 10 décembre 1998, prévoit expressément que la peine de mort est abolie.

Par conséquent, Me Mischael Modrikamen vient de prendre une position qui pourrait constituer, au regard de la loi du 4 juillet 1989, un indice de l’hostilité de son parti à la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme.

Après les écrits controversés de son député Laurent Louis sur Facebook concernant les Roms, voilà un second élément qui s’ajoute au dossier que les adversaires du Parti Populaire pourraient bien constituer en vue d’introduire une demande de suspension de son financement public.

Georges-Pierre Tonnelier milite contre la peine de mort avec Amnesty International

10 octobre 2010

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Georges-Pierre Tonnelier milite contre la peine de mort avec Amnesty International

Comment gérer les crises psychiatriques en prison : Le trajet pénitentiaire de Farid Bamouhammad

10 octobre 2010

Un excellent article de l’avocate Hanan Talbi publié le 6 octobre 2010 sur le site « Justice en ligne ».

Les récentes difficultés de Farid Bamouhammad à la prison de Nivelles, spécialement avec ses gardiens, qui ont succédé à d’autres problèmes dans d’autres prisons belges, ont défrayé la chronique. Au-delà de ce cas particulier, Me Hanan Talbi, avocate, membre de l’Observatoire international des prisons, s’interroge sur la place des personnes en crise psychiatrique dans notre système pénitentiaire.

 

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Georges-Pierre Tonnelier soutient la campagne de la Ligue des Droits de l’Homme : « Carte MoBIB: Ne scannez pas ma vie privée ! »

17 septembre 2010

Ligne 1, correspondance vie privée

Georges-Pierre Tonnelier soutient la campagne de la Ligue des Droits de l’Homme : « Carte MoBIB: Ne scannez pas ma vie privée ! »A la suite de rencontres avec des chercheurs universitaires de l’UCL auteurs d’un article  mettant en évidence des problèmes eu égard à la protection des données dans le cadre de l’utilisation du système MoBIB (cliquer sur le lien pour le télécharger), la LDH, active depuis plusieurs mois sur des questions liées au développement de nouvelles technologies, lance, en mai dernier, l’opération « Carte MoBIB : ma vie privée ne voyage pas en commun », en collaboration avec Inter-Environnement Bruxelles (IEB).

Le but de cette action n’est pas la disparition pure et simple de la carte MoBIB mais bien sa mise en conformité avec les prescrits légaux en matière de protection des données personnelles. Envoyé dans un premier temps aux seuls sympathisants de la LDH, un courriel invitait les navetteurs à envoyer un courrier à la STIB lui demandant de s’assurer du respect des prescrits légaux en matière de protection des données personnelles.

Suite à cette opération, plusieurs centaines de courriels sont envoyés à la STIB.

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Ligne 2, correspondance réponse

La STIB envoie à son tour aux signataires du courrier une réponse type visant à rassurer les navetteurs quant aux problèmes pointés par celui-ci. Les réponses apportées par la STIB en matière d’anonymat, de protection, de conservation des données et des finalités de leur traitement n’ont pas levé toutes les interrogations soulevées par les associations.

Un contre argumentaire est donc envoyé à la STIB tandis qu’un communiqué de presse présentant l’opération, rédigé par la LDH et l’IEB,  est envoyé aux médias le 30 juin 2010. Copie de ce courrier est également envoyée aux ministres en charge de la question.

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Ligne 3, étape ou terminus ?

Sans réponse satisfaisante des pouvoirs publics aux interrogations des associations, et sans possibilité de discuter de manière constructive des problèmes posés par le système MoBIB, la LDH et l’IEB  continuent leurs actions de sensibilisation sur le sujet. Dans ce contexte, le 16 septembre dernier, a eu lieu une fructueuse action  de sensibilisation à l’entrée de plusieurs stations de (pré) métro. (lire communiqué de presse sur ce sujet).

Vous souhaitez en savoir plus sur le système MoBIB et ses enjeux: cliquez ici

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Source : http://www.liguedh.be/index.php?option=com_content&view=article&id=960:test-2-&catid=109:actualite&Itemid=280

Michel Nihoul et les frais de justice du procès d’Arlon

16 septembre 2010

Loin de moi l’idée de prendre la défense de Michel Nihoul. Non qu’il ne mérite pas d’avoir un défenseur, mais bien parce que cette tâche a déjà été très bien remplie par ses avocats durant son procès.

J’ai toutefois été choqué par la lecture de l’article paru sur le site internet du quotidien « Vers l’Avenir » et relatif au conflit qui oppose cet homme au fisc.

En bas de cet article, on peut apprendre que l’arrêt rendu par la Cour d’assises d’Arlon, déjà largement commenté par les médias, l’avait condamné à payer 350.000 euros de frais de justice à l’administration.

350.000 euros, soit quatorze millions d’anciens francs belges ! Rien que d’y penser, cette somme vertigineuse me donne le tournis.

Qu’un condamné soit obligé d’indemniser ses victimes, dans des proportions raisonnables, en fonction de ses possibilités financières, est une chose que tout le monde admet. Qu’il doive payer des frais de justice est encore, dans le même ordre d’idée, acceptable.

Par contre, à partir du moment où les sommes qu’une personne est condamnée à payer dépassent, et de loin, ses revenus et même la totalité de son patrimoine, on verse dans l’absurde.

Quel est l’intérêt, pour la société, de ruiner, d’endetter à vie un individu qui vient déjà de se voir sanctionner pénalement et médiatiquement en raison de la couverture de son procès ?

Il est évident, même aux yeux d’un béotien de la justice, qu’il est matériellement impossible à Michel Nihoul de payer une telle somme. C’est d’ailleurs le cas de la plupart des citoyens de ce pays.

Cet homme a donc fait la seule chose intelligente requise pour pouvoir survivre – et c’est l’État qui l’y a obligé : organiser son insolvabilité en mettant tous ses biens au nom d’un tiers, en l’occurrence, sa compagne, pour éviter de voir son maigre patrimoine englouti dans le gouffre abyssal de sa dette.

La conclusion de ce bref commentaire est le suivant: lorsque l’on condamne quelqu’un à faire ou ne pas faire quelque chose, encore faut-il s’assurer qu’il est bien matériellement en mesure de s’acquitter de ce qu’on lui réclame !

On en a marre de votre Belgique !

16 septembre 2010

Messieurs les informateurs, préformateurs, transformateurs, indécrottables amateurs, y en a marre !

La séparation des Flamands, des Wallons et des Bruxellois résulte-t-elle d’une demande profonde de la population ?
On en a marre de votre Belgique ! trans

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C’est la saison des bébés hérissons !

12 septembre 2010

Amis automobilistes, soyez donc très prudents sur les routes !

Ce serait dommage de m’écraser !

Georges-Pierre Tonnelier aime les hérissons !
Album : Georges-Pierre Tonnelier aime les hérissons !
Georges-Pierre Tonnelier aime les bébés hérissons !
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Georges-Pierre Tonnelier aime Michel Sardou – Etre une femme 2010

4 septembre 2010

http://www.dailymotion.com/videoxe6t70

Mon « crime »: je dénonce l’islamisme en Belgique

4 septembre 2010

En Belgique, écrire sur l’islamisme n’est pas une activité anodine. Les menaces et les intimidations sont fréquentes. On en parle peu. J’ai choisi de ne plus me taire.  Une opinion de Claude Demelenne, journaliste

Dans notre pays, aujourd’hui, dénoncer l’islamisme a un prix. Insultes, intimidations et menaces, sont incessantes. Chacun réagit à sa façon face à ces campagnes de harcèlement visant ceux qui rédigent des articles ou des livres critiques, non pas sur l’islam, mais sur ses fractions extrémistes. Souvent, les victimes de ces procédés traumatisants n’en parlent pas. Pour ma part, j’ai décidé de briser la loi du silence.

En écrivant ces lignes, je ne veux pas jouer au martyr. Les vrais héros, ce sont les femmes musulmanes, ou de culture musulmane, qui combattent les intégristes. Et qui, comme Karima, auteur du livre « Insoumise et dévoilée », doivent parfois vivre – en Belgique ! – sous protection policière.

Mon histoire est beaucoup moins dramatique. Elle me semble pourtant révélatrice d’un climat malsain qui, insensiblement, s’installe chez nous.

Pendant longtemps, l’islamisme n’a pas fait partie du champ de ma réflexion. En une vingtaine d’années, j’ai rédigé des centaines d’articles et publié huit livres. Je n’ai pas le souvenir d’avoir écrit une seule ligne sur le sujet.

En 2009, j’ai réalisé plusieurs enquêtes sur les activités, notamment à Bruxelles, d’une petite minorité d’activistes d’un islam pas vraiment modéré, alliés à quelques islamo-gauchistes. J’entends par « islamo-gauchistes », des militants de la gauche radicale, persuadés que communistes et islamistes doivent s’allier pour combattre leur bête noire, « l’impérialisme américain ».

J’ai publié une série d’articles, à ce propos, dans le Journal du Mardi, et plusieurs cartes blanches, dans la Libre Belgique et le Soir. J’ai souligné des connexions douteuses avec la mouvance Dieudonné (« humoriste » anti-juif), des admirateurs de l’Iran d’Ahmadinejad, et quelques staliniens non-repentis. J’ai expliqué qu’il ne fallait pas banaliser ces foyers d’extrémisme, aujourd’hui limités, mais très prosélytes.

Un certain discours politiquement correct nuit au vivre ensemble en niant l’émergence d’un fondamentalisme musulman, dans certains quartiers. Enrayer la progression de ce fondamentalisme est la meilleure façon d’être aux côtés de nos concitoyens d’origine arabo-musulmane dont l’aspiration est double. D’une part, vivre sereinement leur foi. Et, d’autre part, ne pas être assimilés aux excès d’une minorité de radicaux dont les excès stigmatisent parfois, à tort, l’ensemble d’une communauté.

Etiqueté journaliste « de gauche », mon image a changé du jour au lendemain, auprès d’une partie de l’intelligentsia bien-pensante. Un seul article sur ce thème a suffi à me faire basculer dans le camp du Mal. Aux yeux de certains, je suis devenu suspect. Je critiquais « l’islam », la religion des pauvres, des exclus, des damnés de la terre. Je trahissais le camp du Bien, celui des progressistes, des pro-palestiniens, des antisionistes.

Vision simpliste, bien sûr. Je n’ai jamais dénoncé « l’islam « . L’islam ne doit pas être confondu avec l’islamisme. De même, le juste combat pour un Etat palestinien n’implique pas la diabolisation d’Israël. La lutte, toujours à approfondir, contre le racisme et les discriminations – à l’embauche, au logement – ne justifie pas la victimisation de tous les musulmans, y compris ceux qui rejettent nos valeurs démocratiques, l’égalité hommes-femmes, la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Après chaque article mettant en garde contre une poussée d’un islam peu tolérant, j’ai eu droit à des attaques courageusement anonymes sur Internet. Ma photo a commencé à circuler sur Facebook, affublée de qualificatifs de plus en plus orduriers : « raciste », « facho », « renégat », « petit blanc haineux », « dégueuli humain » (sic), etc. Un docte universitaire a même proposé, lors d’une discussion sur Facebook, dont j’ai eu connaissance par hasard, d’organiser une manifestation…en burqa, pour me faire taire.

Dans un autre registre, certains amis de gauche ont pris leurs distances. Les plus modérés m’expliquaient que ceux qui, comme moi, mettent en exergue certaine dérives d’une minorité de « fous d’Allah », n’ont pas tort, mais que « ce n’est pas le moment ». « Tu comprends, me dira l’un d’eux, la priorité, c’est de combattre les sionistes, l’Etat fasciste d’Israël ».

Certains sympathisants de la gauche de la gauche ont coupé les ponts avec moi, changeant de trottoir quand ils me croisaient. J’ai été exclu du « blog de débats » d’un ancien collègue journaliste, me reprochant mes prises de position « nauséabondes » (sic). Les insultes ont redoublé lorsque j’ai publié, en octobre dernier, le livre « Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac ». J’ai commis « le crime de trop » : cosigner ce livre avec un libéral, Alain Destexhe.

L’exaltation de certains a été crescendo. Je suis devenu la caricature de l’apostat. J’avais osé franchir la ligne rouge (sans jeu de mots !), brouiller le clivage gauche-droite. Dans un débat à Controverses (RTL-TVi), Philippe Moureaux m’a traité de « collaborateur de l’extrême droite ». Dans les coulisses de l’émission, il a qualifié notre livre de « nouveau fascisme ».

Dès cet instant, la machine à fasciser, nazifier, lepéniser, a tourné à plein régime. En privé, j’ai reçu le soutien de nombreux amis socialistes. Rares sont ceux qui m’ont soutenu en public. Certains anti-calotins primaires, habitués à « bouffer un curé tous les matins », sont beaucoup moins pétaradants quand il s’agit de mettre sur le grill l’une ou l’autre mosquée ou imam ultra-conservateur.

Un samedi matin, j’ai découvert, non sans un frisson dans le dos, un montage vidéo, posté sur le Net, me déguisant en Degrelle et me faisant défiler sous les drapeaux du IIIe Reich, au rythme des chants nazis. Le commentaire atteignait des sommets dans le sordide et la diffamation, n’hésitant pas à insulter ma famille. Cette seule fois, j’ai décidé de porter plainte. L’auteur de ce montage – il m’a semblé l’avoir identifié – ne m’en a pas laissé le temps : le dimanche à midi, la vidéo avait disparu du Net, avant que j’aie pu l’enregistrer. Selon mes informations, des amis du cinéaste imprécateur lui ont expliqué qu’il s’exposait à des poursuites, s’il prolongeait la durée d’exposition de son œuvre.

J’utilise l’ironie. J’essaie de rester serein. Ce n’est pas toujours simple. Je suis abasourdi par le deux poids, deux mesures pratiqué par certains petits cercles de gauche : impitoyables – et c’est indispensable – pour contrer l’extrême droite classique. Mais très complaisants vis-à-vis de l’extrême droite islamiste.

Dans mes écrits, j’ai cité de nombreux faits précis illustrant cet activisme, pas plus sympathique que celui du Vlaams Belang et du Front National. Je n’ai jamais été démenti. Cela n’empêche pas certains « camarades » de gauche de faire l’autruche. Un islam radical ? Circulez, il n’y a rien à voir. Celui qui l’évoque ne peut appartenir qu’à « l’ultra-droite islamophobe ».

Je pourrais évoquer les campagnes de mails plus ou moins calomnieux, les messages qui me parviennent, m’annonçant que des « enquêtes » sont menées à mon sujet (Par qui ? Pourquoi ?). Les mises en garde d’émissaires plus ou moins bien intentionnés : « Tu devrais changer de sujet. Arrête de jouer au laïcard de service « .

Je pourrais évoquer l’absurdité de toute cette propagande qui tourne en boucle. Je ne suis pas un croisé anti-islam, je ne suis pas athée, je ne suis même pas un militant laïque. Et je me positionne toujours à gauche. Mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi écrire sur l’islamisme, même en Belgique, est-elle une activité à risques ?

Article paru dans « La Libre Belgique » de ce 3 septembre 2010

Manuel Abramowicz a usurpé l’identité de l’artiste-peintre Isabelle Ravet pour tromper Georges-Pierre Tonnelier !

17 août 2010

Récemment, Manuel Abramowicz s’est rendu coupable d’une violation de ma vie privée en me trompant, par des manœuvres malhonnêtes, sur le site Facebook, pour me faire « avouer » quelque chose qui n’est même pas exact…

Pour ce faire, il a usurpé publiquement le nom de l’artiste-peintre Isabelle Ravet (http://www.isara.be), et se faisant passer pour elle, m’a contacté, puis a dévoilé sur internet le contenu de nos échanges privés !

La preuve est lisible à cette adresse, et c’est Manuel Abramowicz lui-même qui avoue sa forfaiture ! Plus d’informations à l’adresse suivante:

Georges-Pierre Tonnelier